De l'importance de lire des livres...

 

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« Il faut lire pour accroître, affiner et approfondir toujours davantage l’expérience que nous avons du monde et de nous-même. » (Louis Lavelle)  

« Lire est ce qu’il y a de plus aisé, liberté sans travail, un pur Oui qui s’épanouit dans l’immédiat. » (Maurice Blanchot)

« Le profit d’un beau livre est de vous faire entrer dans l’expérience d’un autre être. » (Jean Guitton)

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... et la liberté est ce qui m'appartient à travers ces livres ...

 

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Emile Faguet : L’art de lire (Hachette, 1914)

  

     « L’art de lire, c’est l’art de penser avec un peu d’aide. Par conséquent, il a les mêmes règles générales que l’art de penser. Il faut penser lentement ; il faut lire lentement ; [...] le livre, ce petit meuble de l’intelligence, ce petit instrument à mettre en activité notre entendement, ce moteur de l’esprit qui vient au secours de notre paresse et plus souvent de notre insuffisance, et qui nous donne la délicieuse jouissance de croire que nous pensons, alors que nous ne pensons peut-être pas du tout, le livre est un ami précieux et bien cher.»

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Julien Gracq : Familiarité du livre (Corti)

 

     « Il n'y a guère de cohabitation en art qu'avec un livre. Il n'est pas sûr que cela ait été dans le passé toujours le cas. Les rapports du lecteur de l'antiquité avec son rouleau manuscrit étaient autres, peut-être à demi liturgiques : l'attitude, la lenteur des gestes, la station debout. Feuilleter un livre, et dans tous les sens, a été dans son histoire l'épisode dernier qui - autant sensuel que mental - a achevé pour lui la danse des sept voiles, a dévêtu le livre pour le lecteur comme aucune production de l'esprit ne l'avait encore été avant lui. Mais le tête-à-tête avec le livre appelle d'autres réflexions. Elles concernent l'insigne faculté de dilution, d'émiettement et de fragmentation - sans perte réelle de présence, ni d'efficacité - qui est la sienne. Disloqué, démembré, par les trous, les distractions, les "absences" brèves ou prolongées qui sont celles du lecteur, on dirait que le livre repousse dans l'esprit et tend à reformer opiniâtrement son unité et son intégrité. Il est doué d'une aptitude insolite à se rassembler dans l'esprit aussitôt autour d'un simple fragment, à recomposer sa figure intégrale à partir de ses éléments isolés.» 


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Jorge Luis Borges : Le livre comme mythe (conférence de 1978)

 

 

 « Que sont les mots couchés dans un livre ? Que sont ces symboles morts ? Absolument rien. Qu'est-ce qu'un livre si nous ne l'ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons il se passe quelque chose d'étrange, je crois qu'il change à chaque fois. [...] Chaque fois que nous lisons un livre, le livre a changé, la connotation des mots est autre. En outre, les livres sont chargés de passé. [...] Quand nous lisons un vieil ouvrage c'est comme si nous parcourions tout le temps qui a passé entre le moment où il a été écrit et nous-mêmes. C'est pourquoi il convient de maintenir le culte du livre. Un livre peut être plein d'errata, nous pouvons ne pas être d'accord avec les opinions de son auteur, il garde pourtant quelque chose de sacré, de divin, non qu'on le respecte par superstition mais bien dans le désir d'y puiser du bonheur, d'y puiser de la sagesse. » 

 

 

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Robert Musil : Journaux, tome 1 (Seuil, 1981)

 

   Ce qui touche dans un livre a beaucoup de points communs avec la rencontre que l’on fait de quelqu’un, et quelques autres qui ne le sont pas. Je puis penser aux personnages d’un livre comme à des êtres que j’ai rencontrés sans arriver vraiment à les connaître à fond. De même, à l’auteur.

 

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Elias Canetti : Le coeur secret de l’horloge (Albin Michel, 1989)

 

Il n’est heureux que quand il lit. Il est encore plus heureux quand il écrit. Mais c’est quand il lit des choses qu’il ignorait qu’il est le plus heureux.
Sans l’anarchie des lectures, il n’est pas d’écrivain.
La tâche modeste de l’écrivain est peut-être finalement la plus importante : la transmission des choses lues.
Il importe, en littérature, que beaucoup de choses restent tues. Il faut qu’on sente que l’auteur en sait beaucoup plus qu’il ne dit et qu’il se tait non par indigence, mais par sagesse.



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Colette, Paris de ma fenêtre (Milieu du monde, 1944)

 

« Livrées à la hâte et à la facilité de vivre extérieurement, les époques heureuses sont infidèles à la pensée écrite. […] Ce qui se fixe en nous par l’œil, ce qui par le caractère imprimé échauffe en nous la pensée, l’esprit de compréhension et de contradiction, prend tout son prix ; n’est-il pas du meilleure augure que des générations égarées, en cherchant leur voie, retrouvent que lire est un besoin vital ? […] L’amour de lire conduit à l’amour du livre. […] Lire est, selon le livre et le lecteur, une griserie, un honneur, le service rendu à un culte, une patiente prospection à travers l’écrivain et nous-mêmes. »

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Jean Guehenno : Changer la vie (Grasset, 1961)

« Quand je fus à l'usine, je me pris pour les livres d'une véritable passion. Depuis elle ne m'a guère quitté : je n'ai plus cessé d'en acquérir et n'ai jamais pu me décider à en revendre un seul, si inutile, si mauvais qu'il soit, mais enfin désormais je les déteste ou les adore, je sais un peu ce qu'ils valent, de quelle comédie, de quelle foire ils peuvent être l'enchère et l'occasion pour ceux qui les écrivent et pour ceux qui les lisent ; surtout je sais que les vrais livres sont rares. En ce temps-là je les aimais tous, je ne distinguais pas. Tout papier imprimé avait pris pour moi un caractère sacré. La question était seulement de découvrir celui qui, comme un talisman, me changerait soudain, ferait de moi un esprit, un roi de la vie et du monde. Il existait assurément. Il me fallait tout savoir et tout lire. [...] Et si désormais, quelquefois, au milieu de tous mes livres, je ne sens qu'un mortel silence, c'est que j'ai vieilli et ne cherche pas bien. Mais en ce temps-là, je ne cessais d'entendre un grand appel. Il m'emplissait les oreilles, me jetait tout le sang à la tête, m'inondait de joie. Rien ne me paraissait plus vaste que mon coeur. Les livres ne font que rendre ce qu'on leur donne. Ils valent tout juste la volonté de délivrance et de lumière qui inspire celui qui les lit. Ils ne délivrent que ceux qui veulent être délivrés.»

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GEORGE S. ARUNDALE : NIRVANA

 (Editions Adyar, 1927 - extrait)

   

   « Je ne crois pas que la modification de conscience soit nulle part plus marquée, actuellement, qu’en ce qui concerne les livres. Je suis entré, l’autre jour, dans l’une de nos plus grandes librairies et voici que je me suis trouvé dans une étrange babel de sons. Chaque volume avait une voix. Dans chaque livre était son auteur qui parlait son message – dans certains cas, même, puissamment, clairement, d’une manière noble et élevante. Dans d’autres cas, au contraire, l’autre extrême : vaguement, sans but saisissable, vulgairement peut-être, souvent d’une manière vile, ou, parfois encore, couvrant d’une forme bien ciselée le vide déconcertant du fond. Chaque œuvre était un schème sonore, souvent énervant, mais parfois offrant une vraiment belle symphonie. Chaque livre, aussi, était un schème lumineux – terne, blafard, ou brillant et clair, quelquefois même d’une somptueuse splendeur. Je n’étais pas en mesure de pousser cette découverte plus loin, mais je savais désormais que les livres sont vivants, qu’il en est qui sont à l’état sauvage et que, de là, part une gradation ascendante qui aboutit aux livres Divins, telles nos Ecritures et tels certains autres livres, moindres que ceux-ci, certes, mais grands eux aussi. Je ne puis m’attarder sur ce fascinant sujet mais ce que je viens de dire permettra, je pense, de faire saisir que les livres sont plus que de simples volumes ; ce sont des êtres vivants, faisant peser sur leurs créateurs une lourde responsabilité, des êtres vivants qui parlent et qui répandent leur influence tout autour d’eux. Un livre, dans une chambre, est un facteur avec qui il s’agit de compter. Une bibliothèque est une puissance formidable.»

 

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Lin Yutang : L’Importance de vivre (Ed. Corrêa, 1948)

  

    « La lecture ou le plaisir des livres ont toujours été rangés parmi les charmes d’une vie cultivée ; ils sont respectés et enviés par ceux qui s’accordent rarement ce privilège. Cela est facile à comprendre lorsque nous comparons la vie d’un homme qui ne lit pas, à celle d’un homme qui lit. L’homme qui n’a pas l’habitude de lire est enfermé dans un monde étroit en ce qui concerne l’espace et le temps. Sa vie tombe dans la routine : il est limité dans ses contacts et ses conversations à quelques amis et connaissances et il ne voit ce qui se passe que dans son voisinage immédiat. Il ne peut s’échapper de cette prison. Mais dès qu’il prend un livre, il pénètre aussitôt dans un monde différent et si c’est un bon livre, il est immédiatement en rapport avec l’un des meilleurs causeurs du monde qui le conduit dans un autre univers, ou dans une autre époque, ou lui fait part de ses regrets personnels, ou discute avec lui certains aspects de la vie dont lui, lecteur, ne savait rien. Un auteur ancien le met en communion avec un esprit mort il y a longtemps et à mesure qu’il avance dans sa lecture, il se met à imaginer comment était cet ancien auteur, à quel type d’homme il appartenait. [...]
     Mais il y a plus. Le lecteur est toujours conduit dans un monde de pensées et de réflexions. Même si c’est un livre qui parle d’événements matériels, il y a une différence entre voir ou vivre en personne de tels événements et les lire ; ils prennent alors le caractère d’un spectacle et le lecteur devient un spectateur détaché. La meilleure lecture est donc celle qui nous introduit dans cette humeur contemplative et non celle qui nous occupe simplement par le récit des événements. [...]
    Lire des livres dans sa jeunesse est comme regarder la lune à travers une fente ; lire des livres dans l’âge mûr est comme regarder la lune dans une cour ; lire des livres dans la vieillesse est comme regarder la lune sur une terrasse. Cela, parce que le profit de la lecture varie selon la profondeur de sa propre expérience. [...] La littérature est un paysage sur un bureau, et un paysage est de la littérature en plein champ.»

 

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Vercors, Le Silence de la mer (Minuit, 1942)

 

« Il était devant les rayons de la bibliothèque. Ses doigts suivaient les reliures d’une caresse légère, « …Balzac, Barrès, Baudelaire, Beaumarchais, Boileau, Buffon… Chateaubriand, Corneille, Descartes, Fénelon, Flaubert… La Fontaine, France, Gautier, Hugo… Quel appel ! », dit-il avec un rire léger et hochant la tête. « Et je n’en suis qu’à la lettre H ! … Ni Molière, ni Rabelais, ni Racine, ni Pascal, ni Stendhal, ni Voltaire, ni Montaigne, ni tous les autres ! … »

 

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Ossip E. Mandelstam : Le bruit du temps

(Ed. L’Age d’Homme, 1972)

  

Ecrivain russe d’origine juive, O. Mandelstam (1892-1938), poète prometteur, sera victime de la folie criminelle stalinienne. Il fait partie de ceux qui, en littérature, auront livré par leur œuvre un combat désespéré contre l’inhumanité inimaginable de leur temps. L’extrait ci-dessous provient de son premier essai en prose, publié en 1925.

 

        La bibliothèque de la première enfance est le compagnon de l’homme pour toute sa vie. La disposition de ses étagères, le choix des livres, la couleur des dos sont perçus comme la couleur, la hauteur, la disposition de la littérature mondiale elle-même. Oui, les livres qui ne se trouvaient pas dans votre première bibliothèque ne trouveront jamais leur place dans la littérature mondiale, comme dans l’univers. Qu’on le veuille ou non, dans la première bibliothèque, chaque livre est un classique et aucun dos ne peut en être éliminé.

Ce n’est pas par hasard que cette étrange petite bibliothèque, comme une stratification géologique, s’était déposée pendant des dizaines d’années. Ce qui appartenait à mon père et ce qui appartenait à ma mère ne s’y mélangeaient pas, mais existaient séparément et, dans sa coupe, cette petite bibliothèque était l’histoire des efforts spirituels de toute une lignée à laquelle on avait inoculé un sang étranger.

Dans mon souvenir, l’étagère du bas était un chaos permanent ; les livres n’y étaient pas debout, l’un à côté de l’autre, mais étaient couchés comme des ruines ; c’étaient des pentateuques passés aux reliures en loques, l’histoire russe des juifs, écrite dans la langue maladroite et timide d’un talmudiste parlant russe. C’était le chaos judaïque, plongé dans la poussière. C’est là que sombra bientôt mon alphabet hébreu que je n’appris jamais. […]

Au-dessus des ruines judaïques commençait la formation serrée des livres, c’étaient les Allemands : Schiller, Goethe, Kerner et Shakespeare en allemand, de vieilles éditions de Leipzig et de Tübingen, bonshommes épais et bas sur pattes dans leurs reliures bordeaux en cuir estampé, avec leurs petits caractères prévus pour des yeux juvéniles, avec leur tendres gravures, un peu à l’antique, représentant des femmes aux cheveux dénoués qui se tordaient les mains, une lampe dessinée comme un flambeau, des cavaliers au front haut, et des grappes de raisin sur les vignettes. C’était mon père qui se frayait un chemin d’autodidacte vers le monde germanique, sortant des fourrés talmudiques.

 

 

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Alberto Manguel : Une histoire de la lecture (Actes Sud, 1998)

 

 

     « En fonction du temps et du lieu, de notre humeur et de nos souvenirs, de notre expérience et de nos désirs, le plaisir de lire, dans le meilleur des cas, accentue les tensions de l'esprit plus qu'il ne les libère, il les renforce afin de les faire chanter, nous rendant plus -et non moins- conscients de leur présence. Il est vrai qu'à l'occasion le mot passe de la page à notre imaginaire conscient -notre lexique quotidien d'images- et alors nous errons sans but dans ces paysages inventés, aussi égarés et surpris que Don Quichotte. [...] Nous lisons avec un intérêt profond, tels des chasseurs sur une piste, oublieux de ce qui nous entoure. Nous lisons distraitement, en sautant des pages. [...] Nous lisons à longs gestes lents, comme si nous flottions dans l'espace, en apesanteur. »

 

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Marcel Proust : Le temps retrouvé (Gallimard, 1927)

  

     « L’écrivain ne dit que par une habitude prise dans le langage insincère des préfaces et des dédicaces : "mon lecteur". En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L'ouvrage de l'écrivain n'est qu'une espèce d'instrument optique qu'il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que, sans ce livre, il n'eût peut-être pas vu en soi-même. La reconnaissance en soi-même, par le lecteur, de ce que dit le livre est la preuve de la vérité de celui-ci, et vice versa, au moins dans une certaine mesure, la différence entre les deux textes pouvant être souvent imputée non à l'auteur mais au lecteur. De plus, le livre peut être trop savant, trop obscur pour le lecteur naïf et ne lui présenter ainsi qu'un verre trouble, avec lequel il ne pourra pas lire. Mais d'autres particularités (comme l'inversion) peuvent faire que le lecteur ait besoin de lire d'une certaine façon pour bien lire ; l'auteur n'a pas à s'en offenser mais, au contraire, à laisser la plus grande liberté au lecteur en lui disant : " Regardez vous-même si vous voyez mieux avec ce verre-ci, avec celui-là, avec cet autre. " »

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Pourquoi lire ?

par Franck Delorme revue Etudes, Novembre 2010

 

Dans son dernier ouvrage (Pourquoi lire ? Grasset, 2010), l’écrivain Charles Dantzig s'interroge sur les raisons de lire ou de ne pas lire, sur les livres que nous lisons, les bons comme les mauvais, sur nos manières de lire, sur les lieux où nous lisons… Autant d'occasions de revenir sur une activité bien commune qu'est la lecture mais qui semble parfois délaissée au profit du tourbillon technologique numérique et visuel.

Mais pourquoi lisons-nous ? Pour rencontrer, pour apprendre, pour voyager et découvrir, pour approfondir l'intelligence de notre humanité, pour se consoler ou ne pas s’évader ? Lire pour naître à nous-mêmes au contact de ceux que nous rencontrons, écoutons, interrogeons, voire ne comprenons pas. Il peut y avoir des mouvements d'empathie, l'auteur devient comme un ami proche puisque ses mots semblent habiller vos sentiments, votre état intérieur avec tant de justesse. A d'autres moments, rien n'accroche, les mots semblent fuir, le sens s'échappe pour laisser place à un vide.

Lire s'offre ainsi comme une porte d'accès à notre humanité dans toutes ces dimensions, toujours à même de nous surprendre, de repousser les limites que notre esprit avait posées.

Ces pages de Charles Dantzig voyagent du lecteur à la lecture, de l'auteur aux librairies, des chefs d'oeuvres aux beaux livres... rien n'échappe à son esprit vif et plein d'humour.

Grâce à un lecteur attentif, un clin d'œil à la revue Etudes ne nous a pas échappé :

« Comment reconnaître un mauvais libraire s'interroge-t-il : "c'est simple, c'est l'employé d'une chaîne à qui je demande la revue Etudes. " "La revue... ?" Il cherche sur l'ordinateur: c'est en Histoire. Au rayon Histoire : "La revue ?..." La vendeuse cherche sous une table et me tend la revue Etudes palestiniennes. Ah non mademoiselle, je ne crois pas que cela soit ça. Son ordinateur lui dit que, en fait, la chaîne ne la vend pas. Et rien. Pas le plus petit étonnement. Pour cette jeune femme, je devais demander une petite revue de peu de cas. Voilà l'horreur de l'ignorance : elle ne se rend pas compte de la gravité de son état. Le pire est que, si j'avais expliqué que c'est la revue des jésuites, qu'elle existe depuis cent cinquante ans, qu'elle a eu de l'influence, je serai passé pour un excentrique. Un des signes des temps barbares est que l'ignorance n'a plus de honte. » p.191)

Faut-il en conclure que le signe d'une bonne librairie est que lorsque vous demandez la revue… avant d’avoir terminé votre phrase, le libraire vous présente le dernier numéro de la revue Etudes !

Charles Dantzig souligne que « lire est indispensable, ce que beaucoup ne savent pas. Et ils vont dans la vie, respirant des poumons et suffoquant du cerveau. » Alors il ne reste plus qu’à prendre un bon livre. Lire, c'est un bonheur, un moment attendu, comme l'écrit si bien Nathalie Sarraute dans Enfance « le moment attendu où je peux étaler le volume sur mon lit, l'ouvrir à l'endroit où j'ai été forcé de l'abandonner... je m'y jette, je tombe... impossible de me laisser arrêter, retenir par les mots, par leur sens, leur aspect, par le déroulement des phrases, un courant invisible m'entraîne… »

 

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Voir aussi sur ce même sujet notre page "Folie et limites d’un homme aux livres : un texte sur Elias Canetti"

 

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